Les matières plastiques TIO2

TIM, spécialiste du TIO2

Des solutions de transfert fiables et propres pour le dioxyde de titane (TIO2)

Le dioxyde de titane ou TIO2 compte parmi les pigments les plus utilisés au monde, tout en figurant aussi parmi les poudres les plus difficiles à faire circuler sur une ligne. Son aspect “gras” et collant favorise la formation de mottes, l’écoulement irrégulier et les blocages sous trémie ou sous silo. Dès que le débit se met à varier, l’alimentation devient instable, le dosage dérive, la production compense, puis subit des arrêts et des écarts de qualité. Notre rôle consiste à éviter cette spirale. Depuis plus de 35 ans, nous concevons des solutions d’extraction et de transfert pensées pour les matières de mauvaise coulabilité, dont le dioxyde de titane. L’objectif reste simple : assurer un transfert du TIO2 régulier, en circuit étanche, sans émission de poussières, avec une implantation réaliste pour l’atelier, et des équipements dédiés lorsque la poudre l’exige.

Sommaire :

TIO2 : pourquoi cette matière met-elle les transferts à l’épreuve

Le dioxyde de titane, aussi nommé oxyde de titane, correspond à un assemblage d’oxygène et de titane (formule TiO2). Deux grandes voies industrielles dominent sa production : le procédé au sulfate, souvent associé à la forme anatase, et le procédé au chlore, souvent associé à la forme rutile. Dans l’atelier, la contrainte principale tient moins au procédé amont qu’au comportement de la poudre : une matière blanche, cristalline, très opacifiante… et très capricieuse à manipuler.

Quelques repères physiques aident à comprendre les difficultés rencontrées sur le terrain : une masse volumique élevée (environ 3,9 à 4,3 g/cm³ selon les qualités) et, selon les grades, une densité apparente en vrac nettement plus faible, susceptible d’évoluer avec le tassement et les manipulations. Le TIO2 se compacte facilement, marque les parois, accroche, puis se met à “tenir” au lieu de s’écouler.

En exploitation, ces caractéristiques se traduisent par des problèmes récurrents :

  • des voûtes et des ponts de matière sous silo ;
  • des mottes qui cassent la régularité d’extraction ;
  • des variations de débit qui rendent le dosage moins fiable ;
  • des émissions de poussières aux points de reprise lorsque le circuit reste ouvert.

Une ligne conçue pour des granulés peut fonctionner correctement avec du PE ou du PP, puis se dérégler dès qu’un transfert de TIO2 entre dans l’équation. La différence ne vient pas de la “qualité” du pigment. La différence vient de l’adéquation entre la matière et les organes d’extraction et de transfert.

Des usages très variés, avec une même exigence de régularité

Le dioxyde de titane s’utilise massivement en peinture comme pigment ; selon l’INRS, il représente environ 70 % de la production mondiale de pigments. La matière s’emploie aussi dans le plastique, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques (dont certaines crèmes solaires), le papier ou le BTP. Dans l’agroalimentaire, le TIO2 a longtemps été associé à l’additif E171, avec des usages historiques sur certaines applications.

Dans beaucoup de ces secteurs, l’attente reste identique : blancheur, opacité, parfois protection face aux UV (notamment sous forme de poudre nanométrique, connue depuis une vingtaine d’années pour l’absorption des ultraviolets). Dans le plastique, une conséquence opérationnelle apparaît immédiatement : une proportion irrégulière entraîne une teinte qui bouge, une opacité moins constante, puis des ajustements correctifs en cours de fabrication.

Le transfert du TIO2 ne relève donc pas d’un simple transport interne. Une alimentation irrégulière perturbe la recette, puis se reflète dans le produit fini. Une solution fiable vise l’ensemble du chemin de la matière : extraction, transfert, point de chute, propreté de l’environnement, et sécurité opérateur.

Un transfert étanche et régulier pour le TIO2 avec la vis flexible TRANSITUBE

Pour le TIO2 comme pour de nombreuses matières en vrac, nous utilisons un alimentateur mécanique flexible TRANSITUBE. Le principe privilégie la continuité et la simplicité d’exploitation.

Le transport s’effectue en circuit étanche, sans émission de poussière. Une sonde de prise matière se fixe sous une trémie, un silo ou un big bag. La spire, élément central du transfert, se fabrique en acier ressort spécial, avec un traitement destiné à renforcer résistance et souplesse. Entraînée par un moteur, la spire forme un anneau de matière qui avance dans le tube jusqu’au point de chute.

Selon le profil de spire, le système transporte des produits très différents : granulés plastiques, rebroyés, poudres (dont poudre PVC), adjuvants ou mélanges. Le TIO2 fait partie des matières visées, avec une attention particulière sur l’étanchéité et la stabilité du flux.

L’implantation gagne aussi en souplesse : le transfert flexible contourne les obstacles, accepte des tracés cintrés, et s’ajuste rapidement au montage. L’atelier conserve une marge d’adaptation sans imposer un réseau rigide difficile à faire évoluer.

Une extraction adaptée lorsque la matière s’agglomère

Les difficultés commencent souvent sous silo ou sous trémie. Une poudre de mauvaise coulabilité peut priver le transfert de matière, même si l’alimentateur reste dimensionné correctement. Les voûtes, les ponts de matière et les mottes créent un fonctionnement par à-coups : une arrivée brutale, puis un creux, puis un blocage.

Pour ces produits difficiles, nous proposons un dévoûteur-extracteur TRANSITUBE type ZFP. L’équipement repose sur une trémie à fond plat équipée d’un dévoûteur spécial à aubes souples ou semi-rigides, conçu pour les matières à écoulement difficile, notamment les pulvérulents. Les applications visées couvrent le talc, le carbonate de calcium (CaCO3), certains composés élastomères (TPE type SEBS), le PVC plastifié, le TIO2, ou encore des broyés de film.

L’objectif consiste à remettre la matière en mouvement de manière régulière, sans laisser la poudre “tenir” et bloquer l’écoulement. Le ZFP permet aussi d’obtenir un débit ajustable selon l’application demandée. Une fois raccordé à un alimentateur mécanique flexible TRANSITUBE (série PV), le produit se transporte jusqu’au point de chute.

L’équipement peut rejoindre un ensemble multiproduits, aux côtés d’autres doseurs, dans le cadre d’un procédé qui combine plusieurs composants.

Un dosage continu pour garder une proportion stable

Dans un procédé multiproduits, une seule irrégularité suffit à décaler la recette. Le TIO2 influence fortement l’aspect final ; une proportion instable se traduit vite par une dérive de blancheur ou d’opacité. Un dosage continu et régulier devient donc déterminant.

Le dévoûteur-extracteur ZFP permet des dosages en continu avec une précision annoncée de 0,5 % à 3 % selon les produits. Cette performance prend tout son sens sur des lignes où l’on vise une constance d’aspect, avec moins de corrections en production.

Le système couvre une large plage de fonctionnement, selon la configuration :

  • des débits allant de 30 à plus de 10 000 kg/h ;
  • des distances de transfert prolongeables via la connexion d’alimentateurs en relais ;
  • une capacité d’intégration dans un carrousel de dosage volumétrique, lorsque le procédé l’exige.

L’ensemble se combine aussi avec d’autres périphériques de presse à injecter, lorsque l’architecture de ligne le demande : broyeur, sécheur, doseur, colorateur, transport pneumatique, selon le contexte.

TIO2 : propreté de ligne et sécurité de l’opérateur

Le TIO2 présente un caractère irritant, notamment au niveau des yeux et des voies respiratoires. Une ligne qui en manipule doit donc limiter l’exposition des opérateurs, réduire les envols de poudre et éviter que le produit ne se disperse dans l’environnement de travail. La sécurité ne se joue pas uniquement au moment du déversement : elle se construit dès la conception, en identifiant les points où la poudre risque de s’échapper, puis en choisissant des solutions qui contiennent la matière au plus près de son chemin réel.

Le premier levier repose sur le confinement. Un transport en circuit étanche limite fortement les émissions de poussières aux étapes les plus sensibles : reprise sous trémie ou sous silo, transfert, puis point de chute. Un circuit fermé réduit aussi l’encrassement autour des machines, ce qui évite la formation progressive de dépôts. Avec une poudre “grasse” et collante comme le TIO2, ces dépôts finissent souvent par créer des zones d’accrochage supplémentaires, puis des irrégularités d’écoulement. La propreté devient alors un levier de stabilité, pas seulement un sujet d’hygiène.

Le second levier concerne la conception des équipements au contact du produit. Le TIO2 colle, se compacte et forme des mottes. Une installation non adaptée impose des interventions répétées : tapotements sur une trémie, décollages manuels, ouvertures de trappes, reprises au seau. Chaque intervention augmente l’exposition opérateur, multiplie les manipulations, et ouvre la porte à des pertes de matière ou à des contaminations. Une extraction conçue pour les poudres difficiles réduit ces gestes. Elle favorise un écoulement plus régulier et limite le besoin “d’aider la matière” en permanence.

Une stratégie d’équipements dédiés apporte souvent un bénéfice direct. Lorsque le TIO2 partage les mêmes organes de transfert avec d’autres matières, les résidus collants s’accumulent, l’entretien devient plus lourd, et le risque de contamination croisée augmente. Une ligne dédiée, ou au minimum des éléments dédiés aux points critiques, simplifie la maintenance et sécurise la qualité. Cette approche convient particulièrement lorsque le pigment intervient sur l’aspect final ou lorsque des exigences de propreté internes imposent une séparation claire des circuits.

Enfin, la gestion de la coulabilité mérite un traitement pragmatique. Dans certains cas, une fluidisation peut améliorer la mise en mouvement du TIO2, notamment lorsqu’un stockage sous silo favorise les voûtes ou le compactage. Le bon choix dépend du point dur réel : extraction sous silo, reprise matière, transfert, ou point de chute. Une étude orientée atelier permet d’identifier ce point, puis de définir les options utiles sans complexifier l’installation.

Les bénéfices concrets du transfert du TIO2 par vis flexible

Le transfert par vis flexible ne sert pas uniquement à déplacer une poudre. Plusieurs effets utiles apparaissent, particulièrement avec le TIO2 :

  • une implantation facilitée, grâce à la capacité du système à contourner les obstacles et à s’ajuster rapidement au montage ;
  • une homogénéisation du mélange pendant le transfert, y compris lorsque densités et granulométries diffèrent ;
  • une propreté renforcée, sans émission de poussières et avec une matière protégée de la pollution ambiante ;
  • une protection contre l’humidité ambiante, utile pour des produits séchés ou déshydratés, parfois moins adaptés à un transport pneumatique selon le contexte.

Sur les coûts d’exploitation, une donnée indicative illustre l’intérêt de l’approche : une vis flexible peut ne consommer qu’environ 2,2 kW pour un débit de 5 000 kg/h sur 6 mètres, selon la configuration. Le dimensionnement reste déterminant, mais l’ordre de grandeur permet de situer l’impact énergétique.

Les caractéristiques techniques utiles pour dimensionner votre transfert

Le dimensionnement d’un transfert TIO2 repose sur des choix mécaniques cohérents avec la matière et l’implantation. Les caractéristiques techniques disponibles couvrent notamment :

  • une conception flexible, cintrable, adaptée aux tracés courbes ;
  • un moteur double bride ;
  • une exécution antistatique, lorsque nécessaire ;
  • un démontage rapide ;
  • des tubes polyamides blancs ;
  • un rayon de courbure de 1,5 à 3 m ;
  • un débit pouvant atteindre 12 t/h selon les versions ;
  • une longueur unitaire jusqu’à 20 m, puis prolongation en relais ;
  • différents profils de spires (plate, ronde, carrée, à brosses) ;
  • des diamètres de 43 à 110 mm (types 30-39-53-70-80-100) ;
  • une vitesse de rotation pouvant atteindre 1 500 tours/min.

Ces données n’apportent de valeur qu’avec votre contexte réel : nature du TIO2, débit visé, distance, nombre de coudes, stabilité d’extraction, exigences de propreté, contraintes du bâtiment, sécurité de l’opérateur.

Démarrer un projet de transfert fiable avec TIM

Un projet TIO2 avance rapidement avec un cadrage simple, fondé sur des faits d’atelier, pas sur des hypothèses théoriques. Les informations les plus utiles au départ concernent :

  • le débit de TIO2 attendu, avec les pointes éventuelles et le mode de fonctionnement (continu ou par périodes) ;
  • le mode de stockage (silo, trémie, big bag) et la fréquence de réapprovisionnement ;
  • la distance et le tracé à couvrir (hauteur, longueur, coudes, obstacles) ;
  • la sensibilité du procédé au dosage, selon la proportion dans la recette et l’impact sur l’aspect final ;
  • les contraintes de propreté et de sécurité, notamment autour de la poussière et de l’exposition opérateur.

Sur cette base, une proposition de solution se construit en partant du point qui bloque réellement. Une extraction instable appelle souvent un dévoûteur-extracteur ZFP, afin d’éviter la formation de voûtes et de mottes, puis un transfert flexible assure la continuité jusqu’au point de chute. Une contrainte d’implantation ou un besoin d’étanchéité oriente plutôt le choix de spire, de diamètre, de vitesse, et le tracé du TRANSITUBE, avec relais si la distance l’exige.

Le résultat attendu reste identique : un TIO2 qui s’extrait sans blocage, qui se transfère sans poussière, et qui arrive au bon endroit avec un débit régulier.

Pour sécuriser votre transfert de TIO2, une description précise de votre configuration suffit : mode de stockage (silo, trémie, big bag), conditions d’extraction, distance et tracé à couvrir (hauteur, coudes, obstacles), débit visé en fonctionnement normal et en pointe, contraintes de propreté et de sécurité, ainsi que le point d’arrivée (mélangeur, trémie machine, silo tampon). Sur cette base, nous revenons avec une proposition d’implantation claire et une solution de transfert dimensionnée pour la réalité du dioxyde de titane en production, afin de stabiliser l’alimentation, limiter les variations de débit et réduire les arrêts liés au comportement de la poudre.


Pour plus d’informations : 

TIO2
CACO3
Transfert par spire
Transfert pneumatique plasturgie
Transfert pulverulent
Granules plastiques

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