Vis flexible pour poudres et granulats, sans manutention et sans poussière
Une vis flexible change l’équilibre d’un atelier dès que les transferts de matière reposent encore sur des sacs portés, des déversements manuels et des trajets répétés entre deux machines. Moins de charges à déplacer, moins d’envols de poussières au vidage, moins de gestes contraignants pour atteindre une trémie en hauteur ou un poste exigu. Le transfert devient automatique, plus régulier, plus propre. Nous concevons des alimentateurs mécaniques flexibles TRANSITUBE capables de convoyer poudres, granulats, fibres et broyés sur de longues distances, en longueur comme en élévation, avec un encombrement réduit grâce au tube cintrable et à la vis flexible. Le transport s’effectue en circuit étanche, ce qui limite les poussières et protège la matière de la pollution ambiante et de l’humidité. Pour les produits difficiles, une extraction adaptée vient sécuriser l’écoulement afin de retrouver un débit exploitable en production.
Sommaire :
- Une vis flexible, une réponse directe à la pénibilité en atelier
- Une vis flexible qui suit le tracé de l’usine, pas l’inverse
- Un transfert propre grâce au circuit étanche de la vis flexible
- Comment fonctionne une vis flexible sur une ligne de production
- Les matières plastiques de bonne coulabilité qui se transfèrent facilement avec une vis flexible
- Les matières plastiques de mauvaise coulabilité, et l’intérêt d’une extraction dédiée
- Une vis flexible qui peut homogénéiser pendant le transfert
- Réduire les coûts sans sacrifier la performance
- Nettoyer et maintenir une vis flexible sans immobiliser la ligne
- Les caractéristiques techniques de nos systèmes à vis flexible
- Pour avancer, une description de votre configuration suffit
Une vis flexible, une réponse directe à la pénibilité en atelier
Dans de nombreuses usines, la matière circule encore « à la main ». Un opérateur traverse l’atelier avec un sac, cherche un accès, soulève, vide, recommence. Ce fonctionnement impose de la manutention, crée des goulots d’étranglement, et expose à des gestes répétitifs. Une vis flexible supprime une grande partie de ces contraintes en automatisant le transfert entre un point de départ et un point d’arrivée. Les bénéfices se lisent dans l’organisation quotidienne :- l’approvisionnement de la machine ne dépend plus d’un aller-retour manuel ;
- la cadence devient plus simple à tenir, car l’alimentation reste continue ;
- les postes difficiles d’accès cessent d’être un problème récurrent ;
- la pénibilité recule, ce qui réduit les risques de troubles musculo-squelettiques.
Une vis flexible qui suit le tracé de l’usine, pas l’inverse
Un transfert rigide impose souvent de lourds compromis : passer où l’on peut, créer des supports, modifier des cheminements, puis accepter un encombrement élevé. Une vis flexible s’adapte au bâtiment et aux contraintes d’atelier. Le tube se cintre, contourne les obstacles, traverse des zones étroites, monte en élévation, redescend si besoin. Cette flexibilité réduit les coûts d’installation. Un tracé s’ajuste au montage sans exiger une préparation interminable ni des plans de génie civil. L’implantation s’intègre plus facilement à l’existant, tout en conservant une marge d’évolution. Cette capacité d’adaptation est particulièrement utile lorsque :- plusieurs machines doivent être alimentées depuis un même point de stockage ;
- la matière doit être transférée vers différents emplacements, selon les productions ;
- la place au sol est comptée et chaque équipement doit rester compact.
Un transfert propre grâce au circuit étanche de la vis flexible
Les envols de poussières au déversement ne relèvent pas d’un simple désagrément. Les poussières se déposent sur les machines, sur les capteurs, sur les sols. Elles finissent dans l’air, avec des impacts possibles sur le confort respiratoire et l’hygiène des postes. Elles favorisent aussi les contaminations croisées, particulièrement lorsqu’un atelier alterne matières, formulations ou couleurs. La vis flexible fonctionne en circuit étanche. La matière circule dans un tube fermé, du point de prise matière jusqu’au point de chute, sans émission de poussière. L’environnement reste plus propre, l’encrassement diminue, les besoins de nettoyage autour des postes de transfert reculent. Un autre bénéfice suit naturellement : la matière reste mieux protégée de la pollution ambiante. Dans certains procédés, cette protection compte autant que la propreté, notamment lorsque le produit doit rester à l’abri de contaminants extérieurs. Enfin, le circuit fermé limite l’exposition à l’humidité environnante. Pour des produits séchés ou déshydratés, cette protection peut faire la différence, surtout lorsque d’autres modes de transport exposent davantage la matière à l’air.Comment fonctionne une vis flexible sur une ligne de production
Le principe mécanique reste accessible, ce qui facilite l’exploitation au quotidien. Au départ, une sonde de prise matière se fixe sous une trémie, un silo, un big bag. À l’intérieur du tube, la spire entraîne la matière. Cette spire se fabrique en acier ressort spécial, avec un traitement destiné à améliorer sa résistance et sa souplesse. En rotation, elle forme un anneau de matière qui avance dans le tube jusqu’au point de chute. Le choix du profil de spire permet d’adapter le comportement de transfert à la matière. Selon la configuration retenue, la vis flexible transporte :- des granulés et des granulats ;
- des rebroyés ;
- des poudres (dont poudre PVC) ;
- des adjuvants ;
- des mélanges.
Les matières plastiques de bonne coulabilité qui se transfèrent facilement avec une vis flexible
De nombreuses matières de bonne coulabilité se convoyent simplement avec un alimentateur flexible, sans extraction spécifique. Le transfert reste régulier tant que la prise matière est correctement conçue et que le débit demandé reste cohérent avec la configuration. Les exemples typiques incluent :- le polypropylène (PP) ;
- le polyéthylène haute et basse densité (PEHD, PEBD) ;
- le polyamide (PA, nylon) ;
- le polystyrène cristal (PS) ;
- le dry blend (mélange PVC, CaCO3 et additifs) ;
- le polychlorure de vinyle (PVC).
Les matières plastiques de mauvaise coulabilité, et l’intérêt d’une extraction dédiée
Certaines poudres – tels le carbonate de calcium, les composés élastomères (TPE type SEBS), le PVC plastifié, le dioxyde de titane – refusent de s’écouler correctement. Collantes, compactables, « grasses », elles forment des voûtes sous silo, créent des mottes, puis provoquent un fonctionnement par à-coups. Le transfert peut rester dimensionné correctement, mais la matière n’arrive plus au point de prise. Pour ces produits de mauvaise coulabilité, une vis flexible donne sa pleine valeur lorsqu’elle est associée à une extraction adaptée. Nous proposons un dévoûteur-extracteur TRANSITUBE type ZFP : une trémie à fond plat équipée d’un dévoûteur spécial à aubes souples ou semi-rigides, conçue pour les matières à écoulement difficile. L’extracteur associé permet un débit variable selon l’application. Raccordé à un alimentateur mécanique flexible TRANSITUBE (série PV), le produit se transporte ensuite jusqu’au point de chute. Cette combinaison répond à un besoin simple : rendre l’écoulement prévisible. Une extraction stable alimente correctement la vis flexible, puis le transfert reste continu. Le dosage en continu annoncé sur ces configurations peut atteindre une précision de 0,5 % à 3 % selon les produits, avec des plages de débits larges (de 30 à plus de 10 000 kg/h selon configuration). Les distances peuvent être prolongées grâce à la connexion d’alimentateurs en relais.Une vis flexible qui peut homogénéiser pendant le transfert
Une particularité utile apparaît lors du convoyage de mélanges : une homogénéisation pendant le transfert, y compris lorsque densités et granulométries diffèrent. Cet effet n’a rien d’un gadget. Sur certaines recettes, limiter la séparation des composants pendant l’acheminement évite des écarts au point de chute. La vis flexible apporte donc un transfert et, selon les produits, un maintien plus homogène du mélange, ce qui aide la régularité d’alimentation.Réduire les coûts sans sacrifier la performance
Le choix d’une vis flexible se justifie aussi économiquement, sur plusieurs postes. Le coût initial se positionne souvent parmi les plus économiques pour le transfert de poudres, face à d’autres solutions de même fonction (transport pneumatique, élévateurs à godets, vis rigides). Le coût d’installation diminue grâce à la flexibilité : adaptation à l’existant, angles et élévations possibles, encombrement réduit. Le coût énergétique reste également un point fort. Dans l’industrie, les moteurs électriques représentent une part majeure de la consommation globale. Tous les moteurs utilisés sur nos systèmes sont classés IE3 « rendement premium » (norme CEI/EN 60034-30), avec une logique de rendement amélioré. Un ordre de grandeur illustre la sobriété possible : une vis flexible peut ne consommer qu’environ 2,2 kW pour un débit de 5 000 kg/h sur 6 mètres, selon la configuration. Enfin, les coûts « indirects » reculent : moins de sacs portés, moins de temps perdu à vider, moins de pertes matière au déversement, moins d’arrêts liés à l’attente d’un réapprovisionnement manuel.Nettoyer et maintenir une vis flexible sans immobiliser la ligne
Le nettoyage et la maintenance conditionnent l’acceptation d’un système de transfert. Une solution qui impose des heures d’arrêt pour un changement de matière perd rapidement l’adhésion de l’atelier, même si le transfert reste performant. La vis flexible repose sur une architecture simple : une spire dans un tube, avec des points d’accès rapides. L’ouverture d’un capuchon permet d’accéder à l’intérieur du tube, sans déposer l’ensemble de la ligne. Cette conception facilite plusieurs opérations courantes :- évacuer la matière résiduelle pour limiter les contaminations croisées ;
- rincer l’intérieur du tube et, selon les cas, la spire, afin d’éliminer les dépôts ;
- retirer la spire lorsque la matière exige une désinfection ou un nettoyage approfondi.